
Une erreur médicale rarissime continue de susciter l’émotion à Saint-Martin-Boulogne. Une adolescente de 17 ans, venue à la clinique de la Côte d’Opale pour une intervention programmée de la cheville, s’est réveillée après son anesthésie avec… ses quatre dents de sagesse arrachées. Une confusion dramatique qui a conduit sa famille à déposer plainte.
Face à cette situation, la direction du Centre MCO Côte d’Opale a reconnu sa responsabilité et a rapidement présenté ses excuses à la jeune patiente et à ses proches. Dans un communiqué, l’établissement qualifie cet incident de « situation exceptionnelle » et de « profondément regrettable », affirmant mesurer pleinement les conséquences de cette erreur sur la victime et sa famille.
La clinique indique avoir immédiatement déclenché une enquête interne afin de déterminer avec précision comment une telle confusion a pu se produire. L’événement a également été signalé aux autorités compétentes, conformément à la procédure applicable aux événements indésirables graves survenus dans un établissement de santé.
L’établissement assure que la jeune fille bénéficie d’un suivi médical adapté et affirme avoir informé sa famille de l’ensemble de ses droits, notamment la possibilité de déposer plainte, de demander une indemnisation, de bénéficier d’un accompagnement psychologique et de solliciter les représentants des usagers. La direction dit vouloir maintenir un dialogue « ouvert et transparent » avec les proches de la victime, tout en précisant qu’il est encore trop tôt pour établir d’éventuelles responsabilités individuelles.
Selon les témoignages de la mère, le chirurgien est venu lui annoncer personnellement l’erreur avant de revenir présenter à plusieurs reprises ses excuses. Malgré ces démarches, le choc reste immense. La famille affirme que l’adolescente souffre toujours d’angoisses, dort très mal depuis les faits et redoute désormais tout retour à l’hôpital. Elle a refusé de signer un document lié à une éventuelle indemnisation immédiate, préférant saisir la justice.
Cette affaire soulève de nombreuses interrogations sur les procédures d’identification des patients et les contrôles de sécurité mis en place avant une intervention chirurgicale. Les conclusions de l’enquête interne devraient permettre de déterminer les circonstances exactes de cette erreur et les mesures qui seront prises pour éviter qu’un tel incident ne puisse se reproduire.
