EFFONDREMENT MORTEL D’UNE FALAISE À BIARRITZ : UN JEUNE COUPLE PASSIONNÉ PAR L’OCÉAN PERD LA VIE


Le drame s’est joué mercredi 24 juin en début de soirée, à Biarritz. Alors qu’une partie de la côte basque suffoquait sous la canicule, un pan de falaise s’est brutalement effondré au niveau de la plage du Miramar, sous le phare de la ville, ensevelissant des plongeurs qui pratiquaient la chasse sous-marine.

Parmi eux se trouvaient Louis, 34 ans, et sa compagne Salomé, 33 ans, un jeune couple installé à Biarritz et passionné par l’océan. Tous deux étaient partis pêcher au harpon lorsque près de 2 000 m³ de roches se sont détachés de la falaise.

Un troisième plongeur est parvenu à regagner le rivage, indemne mais profondément choqué. Salomé a été retrouvée sans vie quelques heures après l’effondrement. Les recherches se sont ensuite poursuivies pour retrouver Louis, emporté sous les éboulis lors de la catastrophe.

Salomé Lasla était originaire de Joué-lès-Tours, en Indre-et-Loire. Diplômée de l’université de Tours puis de la Sorbonne, elle exerçait depuis le début de l’année comme inspectrice du travail dans le secteur de Bayonne. De nombreux proches ont rendu hommage à une jeune femme « brillante », « pleine de vie » et profondément engagée.

Louis, lui aussi passionné de mer et d’apnée, était décrit par ses proches comme un apnéiste expérimenté. Le couple partageait un amour profond pour l’océan et les activités nautiques, une passion qui leur a malheureusement coûté la vie.

À la suite de cette catastrophe, les autorités ont immédiatement interdit l’accès au secteur. Les experts ont constaté qu’un nouveau bloc rocheux de plusieurs centaines de mètres cubes menaçait encore de s’effondrer, compliquant les opérations de secours et la sécurisation de la zone. Une enquête a été ouverte afin de déterminer les circonstances exactes de ce dramatique accident et d’évaluer les risques géologiques de cette portion du littoral.

Ce drame rappelle avec force que les falaises, particulièrement fragilisées par les fortes chaleurs, l’érosion et les infiltrations d’eau, peuvent s’effondrer sans le moindre signe avant-coureur, même dans des secteurs très fréquentés.

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