BOULOGNE-SUR-MER : POIGNARDÉ AU COU APRÈS AVOIR REFUSÉ DE DONNER UNE CIGARETTE, UN JEUNE HOMME ÉCHAPPE AU PIRE

Une altercation pour un motif dérisoire a bien failli tourner au drame à Boulogne-sur-Mer. Dans la nuit du 15 au 16 mai, un jeune homme a été grièvement blessé au cou lors d’une agression survenue à l’angle des rues Ferdinand-Buisson et Salvador-Allende. L’auteur des faits, un jeune majeur, a depuis été jugé et condamné par le tribunal.

Selon les éléments présentés à l’audience, les violences ont éclaté à la suite d’un différend entre deux groupes de jeunes. À l’origine de la dispute : un refus de donner une cigarette. La tension est rapidement montée et l’agresseur aurait d’abord frappé une première victime au visage avant de s’en prendre à une seconde.

Après avoir fait chuter ce dernier au sol, il lui a porté un coup de couteau au niveau du cou. La victime a subi trois plaies nécessitant dix-huit points de suture. Malgré la gravité des blessures, elle a échappé de peu à des conséquences potentiellement mortelles. Le tribunal a d’ailleurs souligné que l’arme aurait pu atteindre une artère vitale.

Après les faits, le mis en cause a pris la fuite avec plusieurs personnes présentes sur les lieux. Rapidement alertés, les policiers ont retrouvé le groupe et procédé à son interpellation. Les analyses ont révélé que le jeune homme présentait un taux d’alcool de 1,30 g par litre de sang.

Lors de sa garde à vue, il avait nié les faits avant de reconnaître sa responsabilité devant les juges. À l’audience, il a expliqué avoir perdu le contrôle sous l’effet de l’alcool, affirmant qu’il n’avait pas eu l’intention de blesser aussi gravement les victimes. Il a également présenté ses excuses.

Toujours marqué par cette nuit de violence, le jeune homme poignardé a indiqué souffrir de troubles du sommeil et revivre régulièrement l’agression. Il suit désormais un traitement médical pour faire face aux conséquences psychologiques de cette attaque.

Déjà connu de la justice pour des faits commis alors qu’il était mineur, le prévenu a été condamné à deux ans d’emprisonnement, dont dix-huit mois avec sursis probatoire pendant deux ans. Ce sursis est assorti de plusieurs obligations, notamment des soins, une activité professionnelle, l’indemnisation de la victime et une interdiction de paraître dans le Pas-de-Calais ainsi que de porter une arme. La partie ferme de la peine pourra faire l’objet d’un aménagement.

L’évaluation des dommages et intérêts réclamés par la victime sera examinée lors d’une audience distincte prévue le 14 décembre.

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