MORT DE LOUIS : L’AIDE SOCIALE À L’ENFANCE ÉTAIT INFORMÉE DES AGRESSIONS

De nouveaux éléments viennent éclairer le parcours de Louis, cet adolescent de 17 ans décédé après avoir été violemment agressé le 19 juin dernier. Selon plusieurs informations concordantes, les violences qu’il subissait étaient connues avant le drame, notamment de l’Aide sociale à l’enfance (ASE), qui avait pourtant la responsabilité de sa protection.

D’après les informations recueillies, la gendarmerie avait alerté un éducateur de l’ASE après une violente agression dont Louis avait été victime le 12 juin. Ce signalement intervenait alors que le jeune homme faisait déjà état de violences répétées.

Plusieurs proches de Louis affirment également qu’il subissait depuis plusieurs mois des agressions, des humiliations et des violences commises par différents groupes d’individus. Selon leurs témoignages, cette situation était connue du foyer de l’ASE où il était accueilli.

Avant le drame, Louis avait déjà entrepris des démarches judiciaires. Il avait déposé une plainte pour coups et blessures le 11 mai, puis avait de nouveau été entendu par les gendarmes le 12 juin après une agression en réunion. L’une de ses plus proches amies indique qu’il avait prévu de retourner à la gendarmerie afin de compléter sa plainte une fois ses blessures soignées.

Pris en charge à l’hôpital après l’agression du 12 juin, le jeune homme aurait également évoqué les violences dont il était victime auprès des soignants.

En l’espace de quelques mois, Louis aurait ainsi subi au moins trois agressions particulièrement graves, la dernière lui ayant coûté la vie. Ces nouvelles révélations soulèvent de nombreuses interrogations sur les dispositifs de protection dont il bénéficiait et sur les suites données aux différents signalements effectués avant son décès.

L’enquête judiciaire se poursuit afin de déterminer les circonstances précises de cette affaire et d’établir les éventuelles responsabilités.

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