
L’enquête se poursuit au Brésil après la mort tragique de Maria Eduarda Rodrigues de Freitas, une professeure de sport de 21 ans décédée lors d’un saut à l’élastique dans l’État de São Paulo. De nouveaux éléments dévoilés ces dernières heures viennent préciser les circonstances du drame et les responsabilités potentielles des organisateurs.
Passionnée de sport et adepte des sensations fortes, la jeune femme participait à une activité organisée par la société « Entre Cordas ». Selon les enquêteurs, Maria Eduarda s’est élancée dans le vide alors que la corde de sécurité n’avait pas été attachée à son harnais.
La victime a effectué une chute d’environ 40 mètres avant de s’écraser au sol sous les yeux de nombreux témoins. Malgré l’intervention rapide des secours et les tentatives de réanimation, la jeune femme n’a pas survécu à ses blessures.
L’émotion est d’autant plus forte que son compagnon assistait à la scène. Selon la presse locale, il aurait été victime d’un malaise après avoir vu la chute de Maria Eduarda et a dû être pris en charge sur place.

Trois employés poursuivis
Alors que les premières informations faisaient état de plusieurs interpellations, l’enquête s’est désormais resserrée autour de trois employés de la société « Entre Cordas », poursuivis pour homicide involontaire.
À l’issue d’une audience tenue le 14 juin, les trois hommes ont été placés en détention préventive sur décision du juge Paulo Henrique Stahlberg Natal, du tribunal pénal de Limeira.
Dans sa décision, le magistrat a retenu plusieurs circonstances aggravantes. Il évoque notamment une négligence particulièrement grave dans le cadre d’une activité commerciale à haut risque, l’absence d’un équipement de sécurité essentiel ainsi qu’une possible tentative d’entraver le travail des enquêteurs.
Des explications jugées incohérentes
Selon les informations du média brésilien G1, les trois instructeurs entendus par les autorités se sont montrés incapables d’expliquer comment une erreur aussi fondamentale a pu se produire.
Les suspects n’ont notamment pas réussi à déterminer avec précision qui était chargé de fixer la corde de sécurité ni pourquoi aucune vérification finale n’avait été effectuée avant le saut.
L’un des prévenus, Luis Felipe Feliciano Egoroff, âgé de 32 ans, se retrouve particulièrement au centre des investigations. Un collègue l’aurait désigné comme la personne responsable de l’attache de la corde de sécurité avant les sauts.
Les enquêteurs s’intéressent également à son comportement après le drame. Les policiers affirment qu’il aurait tenté de quitter les lieux en se dirigeant vers une zone boisée avant d’être retrouvé par une patrouille.
Lors de son audition, l’intéressé a contesté cette version. Il a expliqué s’être simplement changé après avoir été sali lors des opérations de secours et s’être rendu à son véhicule pour enfiler des vêtements propres, sans intention de prendre la fuite.
Une activité suspendue
La société « Entre Cordas » proposait ces sauts pour environ 180 réais brésiliens, soit près de 30 euros. Cinq autres sessions étaient déjà programmées dans les prochains mois mais ont été annulées à la suite du drame.
Pour l’heure, aucune date de procès n’a été communiquée. Les investigations se poursuivent afin d’établir avec précision la chaîne des responsabilités ayant conduit à la mort de Maria Eduarda Rodrigues de Freitas.
La disparition de cette jeune professeure de sport continue de susciter une vive émotion au Brésil, où beaucoup s’interrogent désormais sur les contrôles de sécurité appliqués dans les activités à sensations fortes.
