GAZOLE À 3 € : LE SCÉNARIO QUI FAIT TREMBLER LES AUTOMOBILISTES

Le prix du gazole continue de grimper en France. Ce lundi 14 septembre, le litre dépasse désormais 2,30 € en moyenne dans les stations-service. Et alors que le pétrole franchit de nouveaux sommets sur fond de tensions au Moyen-Orient, la perspective d’un carburant à 3 € fait de plus en plus parler.

À LA POMPE, LE GAZOLE FRÔLE DÉSORMAIS 2,35 €

La hausse se poursuit. Selon les relevés disponibles ce lundi 14 septembre, le gazole s’affiche autour de 2,31 € le litre en moyenne en France. Une autre compilation basée sur les données officielles des stations estime le prix moyen à 2,317 € le litre, soit une progression d’environ 3,1 centimes en une semaine.

Mais les prix peuvent être nettement plus élevés selon les stations et les départements. Dans certains territoires, le litre dépasse déjà 2,35 €, tandis que les prix restent particulièrement élevés sur certaines stations autoroutières.

Pour un automobiliste possédant un réservoir de 50 litres, un plein au prix moyen actuel représente ainsi plus de 115 €.

LE PÉTROLE FRANCHIT DE NOUVEAUX RECORDS

La principale inquiétude vient du marché pétrolier. Ce lundi, le baril de Brent a dépassé 108 dollars, après de nouvelles tensions dans le détroit d’Ormuz et la fermeture temporaire d’un important oléoduc en Arabie saoudite à la suite d’attaques de drones.

Ces événements font craindre de nouvelles perturbations de l’approvisionnement mondial en pétrole.

Les cours ont encore progressé lundi soir. Le marché reste particulièrement sensible aux risques pesant sur les infrastructures et les routes d’approvisionnement du Moyen-Orient.

ALORS, LE GAZOLE À 3 € ?

C’est la question qui inquiète de plus en plus les automobilistes.

Mathématiquement, le seuil des 3 € n’est plus si éloigné. À environ 2,32 € aujourd’hui, il faudrait une hausse supplémentaire d’environ 29 % pour atteindre 3 €.

Mais attention : cela ne signifie pas que le gazole atteindra forcément 3 € dans les prochains jours ou prochaines semaines.

Le prix à la pompe dépend en effet du cours du pétrole, mais également du taux de change entre l’euro et le dollar, du coût du raffinage, des marges de distribution et surtout des taxes.

UNE HAUSSE QUI COMMENCE À PESER SUR LES FRANÇAIS

Cette flambée commence déjà à modifier les comportements.

Selon les données rapportées ce lundi, les ventes de carburant ont diminué de 5 à 6 % en France depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, signe que certains automobilistes cherchent à limiter leurs déplacements ou leur consommation face à l’envolée des prix.

Le phénomène pourrait également peser sur les entreprises, notamment les transporteurs, les artisans et tous les professionnels fortement dépendants de leur véhicule.

LE GOUVERNEMENT SOUS PRESSION

Face à cette nouvelle flambée, la question d’une intervention de l’État revient également sur la table.

Pour l’instant, le gouvernement ne prévoit pas de baisse générale des taxes ni de plafonnement des prix à la pompe. Mais si le pétrole continuait à progresser fortement, la pression politique pourrait devenir de plus en plus importante.

Le souvenir de la crise des carburants et des mouvements sociaux liés aux prix à la pompe reste particulièrement présent.

UNE SITUATION QUI PEUT ENCORE S’AGGRAVER

Le véritable risque se situe désormais du côté de l’évolution de la situation au Moyen-Orient.

Si les tensions venaient à perturber durablement les exportations de pétrole ou le trafic dans le détroit d’Ormuz, les cours pourraient continuer à grimper. À l’inverse, une désescalade géopolitique pourrait rapidement calmer les marchés.

Une chose est certaine : avec un gazole déjà autour de 2,30 € le litre et un pétrole au-dessus de 100 dollars, les automobilistes français sont confrontés à une nouvelle flambée des prix.

Le gazole à 3 € ? Ce n’est pas encore la réalité. Mais le scénario, hier encore très lointain, est désormais suffisamment crédible pour inquiéter.

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