
Près de 1 200 sapeurs-pompiers se sont relayés pour venir à bout des incendies qui ont ravagé 190 hectares dans les dunes du mont Saint-Frieux et la forêt d’Hardelot. Après dix jours d’intervention, les soldats du feu annoncent enfin l’extinction complète du sinistre.
C’est une page particulièrement intense qui se tourne dans le secteur de Dannes et d’Hardelot. Dix jours après le déclenchement des premiers incendies, les sapeurs-pompiers considèrent désormais le feu comme définitivement éteint.
Les flammes, qui ont parcouru environ 190 hectares de végétation, notamment dans les dunes du mont Saint-Frieux et la forêt d’Hardelot, avaient été fixées puis maîtrisées dès le début de la semaine. Mais les secours ont dû poursuivre leur présence sur le terrain afin de traquer les derniers points chauds et éviter toute reprise.
DES SURVOLS DE DRONES POUR CONFIRMER L’EXTINCTION
Ce vendredi après-midi, les dernières vérifications ont permis de confirmer que le danger immédiat était écarté.
« Nous avons effectué des survols de drone qui nous ont permis de confirmer qu’il n’y avait plus de point chaud », explique le commandant Arnaud Dusoulier.
Encore une quarantaine de sapeurs-pompiers étaient mobilisés jeudi afin de poursuivre les opérations de surveillance et de noyage des zones susceptibles de reprendre feu.
Même si l’intervention principale touche désormais à sa fin, les secours ne vont pas totalement quitter le secteur. Des surveillances régulières seront organisées dans les prochains jours, compte tenu de la superficie touchée et du risque de reprise toujours possible dans certaines zones forestières et dunaires.
1 200 POMPIERS MOBILISÉS EN DIX JOURS
L’ampleur du dispositif donne une idée de la difficulté rencontrée par les secours.
Au total, environ 1 200 sapeurs-pompiers se sont relayés depuis le début du sinistre. Des moyens importants ont été nécessaires pour contenir les différents foyers, protéger les zones habitées et empêcher la propagation des flammes dans les espaces boisés et les dunes.
Une fois les incendies maîtrisés, le travail le plus long a commencé : celui de la recherche et du traitement des points chauds.
Sous la végétation, dans les sols et les zones difficiles d’accès, certaines braises pouvaient continuer à se consumer silencieusement avant de provoquer une nouvelle reprise. Les pompiers ont donc poursuivi pendant plusieurs jours leurs opérations de surveillance, d’arrosage et de reconnaissance.
UNE ORIGINE CRIMINELLE POUR LE PREMIER DÉPART DE FEU
Parallèlement aux opérations de secours, l’enquête se poursuit afin de déterminer précisément les circonstances des différents départs de feu.
Selon les éléments communiqués par le procureur adjoint de Boulogne-sur-Mer, Patrick Leleu, le premier incendie aurait été déclenché volontairement et serait lié, selon les investigations, à la présence migratoire dans le secteur.
Cette piste constitue désormais un élément central du dossier.
Concernant le second départ de feu, le parquet avait également évoqué, au conditionnel, l’hypothèse d’un embrasement consécutif à l’utilisation d’une grenade lacrymogène par les forces de l’ordre. Le projectile aurait pu provoquer l’embrasement de la végétation particulièrement sèche.
Ces éléments restent toutefois soumis aux conclusions définitives de l’enquête.
AUCUNE INTERPELLATION À CE STADE
À ce jour, aucune interpellation n’a été réalisée dans le cadre de ce dossier.
Les investigations doivent donc se poursuivre afin d’établir les responsabilités éventuelles et de déterminer avec précision les circonstances dans lesquelles les différents incendies se sont déclarés.
Pour les habitants et les personnes fréquentant habituellement le massif, l’annonce de l’extinction constitue néanmoins un véritable soulagement.
UN MASSIF MARQUÉ PAR LES FLAMMES
Après dix jours de lutte, le feu est donc officiellement éteint. Mais les conséquences du sinistre resteront visibles pendant longtemps dans le paysage.
Les 190 hectares parcourus par les flammes témoignent de la violence de l’incendie et de la vulnérabilité des espaces naturels face à des conditions propices à la propagation du feu.
La vigilance restera donc de mise dans les prochaines semaines. Les pompiers continueront leurs passages afin de s’assurer qu’aucun foyer ne réapparaisse.
Après avoir mobilisé près de 1 200 soldats du feu, le dispositif exceptionnel déployé à Dannes et Hardelot peut progressivement prendre fin.
Dix jours après le début du cauchemar, le feu est enfin éteint.
