
Ce jeudi 10 septembre 2026, la cité phocéenne a organisé un exercice grandeur nature consacré au risque de tsunami. La plage des Catalans était au cœur de cette simulation destinée à tester les procédures d’alerte et d’évacuation, mais également à sensibiliser la population aux bons réflexes.
UNE ALERTE TSUNAMI SIMULÉE AUX CATALANS
Ce jeudi matin, à partir de 9 heures, la Ville de Marseille a simulé l’arrivée d’un tsunami sur le littoral. Les personnes présentes sur la plage des Catalans ont été invitées à évacuer le secteur et à rejoindre des zones considérées comme refuges, situées hors de la zone potentiellement exposée.
L’objectif était clair : tester l’organisation des secours et vérifier que la population sait comment réagir face à une éventuelle menace de tsunami.
Il s’agissait évidemment d’un exercice et non d’une véritable alerte. Aucun tsunami ne menaçait Marseille ce jeudi.
L’UNESCO ALERTE : UN RISQUE PROCHE DE 100 % EN MÉDITERRANÉE
Le chiffre est particulièrement marquant. Selon l’UNESCO, la probabilité qu’une vague de tsunami d’au moins un mètre se produise quelque part en Méditerranée au cours des 30 prochaines années est proche de 100 %. L’UNESCO précise également que les tsunamis peuvent toucher toutes les régions maritimes du monde, même s’ils restent des phénomènes relativement rares.
L’Organisation indique aujourd’hui sur son programme consacré à l’Atlantique Nord-Est et à la Méditerranée qu’il existe même une probabilité de 100 % qu’un tsunami d’au moins un mètre survienne en Méditerranée dans les 30 à 50 prochaines années.
Attention : ce chiffre concerne l’ensemble du bassin méditerranéen et non spécifiquement Marseille. Il ne signifie donc pas qu’une vague d’un mètre frappera nécessairement la cité phocéenne dans les prochaines décennies.
POURQUOI MARSEILLE EST-ELLE CONCERNÉE ?
Contrairement à une idée largement répandue, le risque de tsunami ne concerne pas uniquement les océans Pacifique et Indien.
La Méditerranée est elle aussi exposée. Des séismes sous-marins ou proches des côtes peuvent provoquer le déplacement brutal d’importantes masses d’eau et générer des vagues susceptibles d’atteindre les zones littorales.
Plusieurs sources potentielles de tsunamis sont surveillées dans la région méditerranéenne, notamment des zones présentant une importante activité sismique. L’UNESCO souligne notamment que les caractéristiques tectoniques de la Méditerranée rendent le risque réel et nécessitent des systèmes d’alerte et de préparation.
UN RISQUE RARE, MAIS POTENTIELLEMENT DANGEREUX
Le tsunami reste un phénomène relativement rare à Marseille. Mais sa faible fréquence ne signifie pas qu’il peut être totalement ignoré.
Un important séisme sous-marin, un glissement de terrain sous-marin ou certains phénomènes volcaniques peuvent provoquer une perturbation importante de la masse d’eau.
Le risque est donc faible en fréquence, mais potentiellement majeur en cas de survenue.
LES SIGNES QUI DOIVENT ALERTER
Les autorités rappellent plusieurs signes naturels auxquels il faut être attentif.
Une forte secousse ou une secousse particulièrement longue, un retrait brutal et inhabituel de la mer ou encore un bruit inhabituel provenant du large peuvent constituer des signes annonciateurs.
Dans une telle situation, il ne faut surtout pas rester sur place pour regarder le phénomène.
La consigne est au contraire de s’éloigner immédiatement du bord de mer et de rejoindre une zone située en hauteur ou un refuge identifié.
QUE FAIRE EN CAS DE VÉRITABLE TSUNAMI ?
En cas d’alerte réelle, il faut quitter rapidement le littoral et rejoindre une zone située en hauteur ou suffisamment éloignée de la mer.
Il est déconseillé de prendre sa voiture : les routes pourraient rapidement être saturées et ralentir considérablement l’évacuation.
Il faut également éviter de retourner vers le littoral après le passage d’une première vague. Un tsunami peut être constitué de plusieurs vagues successives et la première n’est pas forcément la plus importante.
MARSEILLE TESTE SES DISPOSITIFS
L’exercice organisé ce jeudi 10 septembre 2026 avait donc pour objectif de vérifier les procédures de prévention, d’alerte et d’évacuation.
Ces simulations permettent aux services de secours, aux autorités et aux habitants de se familiariser avec les comportements à adopter en situation d’urgence.
Pour une ville comme Marseille, où une grande partie de la population, des infrastructures et des activités se trouve à proximité immédiate de la mer, la préparation constitue un enjeu majeur.
UNE SIMULATION, MAIS UN MESSAGE TRÈS SÉRIEUX
L’exercice organisé ce jeudi à Marseille ne signifie absolument pas qu’un tsunami était attendu dans la ville.
Mais il rappelle une réalité scientifique : le risque de tsunami existe bel et bien en Méditerranée.
Selon l’UNESCO, la probabilité qu’une vague d’au moins un mètre se produise quelque part dans le bassin méditerranéen au cours des prochaines décennies est proche de 100 %.
À Marseille comme ailleurs sur le littoral méditerranéen, l’enjeu est donc de se préparer avant qu’une véritable alerte ne survienne.
