
ROUÉ DE COUPS ET BLESSÉ AU VISAGE, PIERRE PICAVET A ÉTÉ HOSPITALISÉ APRÈS UNE VIOLENTE AGRESSION SURVENUE DANS LA NUIT DE SAMEDI À DIMANCHE DANS LE QUARTIER DU MARAIS. UN SUSPECT D’UNE VINGTAINE D’ANNÉES A ÉTÉ INTERPELLÉ.
Une violente agression s’est produite dans la nuit de samedi à dimanche, vers 4 heures du matin, dans le quartier du Marais, dans le IVe arrondissement de Paris.
Pierre Picavet, policier et président de l’association FLAG!, qui rassemble notamment des agents LGBT+ des ministères de l’Intérieur et de la Justice, a été pris à partie à la sortie d’un bar.
UNE AGRESSION D’UNE GRANDE VIOLENCE
Selon les premiers éléments de l’enquête, l’agresseur aurait proféré plusieurs insultes homophobes ainsi que des menaces de mort à l’encontre du policier.
Pierre Picavet aurait alors indiqué sa qualité de policier et présenté sa carte professionnelle. Malgré cela, l’agression aurait continué.
La victime aurait été rouée de coups de poing. Une bouteille aurait également été lancée en direction de son visage.
Les secours ont dû intervenir. Le policier souffre notamment de plusieurs fractures au visage et au crâne ainsi que d’un saignement intracrânien. Il aurait également perdu connaissance durant l’agression.
Son incapacité totale de travail a été fixée à plus de huit jours.
UN SUSPECT INTERPELLÉ
Un homme né en 2006, âgé d’une vingtaine d’années, a été interpellé peu après les faits.
Selon les informations communiquées par le parquet, il était alcoolisé au moment de l’agression et ne présenterait pas d’antécédent judiciaire.
Il bénéficie, à ce stade, de la présomption d’innocence.
UNE ENQUÊTE POUR VIOLENCES À CARACTÈRE HOMOPHOBE
Le parquet de Paris a ouvert une enquête pour des violences ayant entraîné une incapacité supérieure à huit jours, avec une circonstance aggravante liée à l’orientation sexuelle de la victime.
Les enquêteurs doivent désormais déterminer précisément les circonstances de l’agression et établir les responsabilités.
L’ASSOCIATION FLAG! DÉNONCE UNE AGRESSION « INACCEPTABLE »
L’association FLAG!, présidée par Pierre Picavet, a condamné avec fermeté cette agression et apporté son soutien à son président.
D’autres associations de défense des droits LGBT+ ont également réagi et dénoncé des violences qu’elles estiment particulièrement graves.
Plusieurs responsables politiques ont également apporté leur soutien à la victime et condamné les faits.
Cette nouvelle agression relance les inquiétudes autour des violences LGBTphobes et de la sécurité des personnes LGBT+ dans l’espace public.
