
L’incendie qui a frappé les espaces dunaires de Neufchâtel-Hardelot n’est pas totalement maîtrisé. Après une première intervention de grande ampleur samedi après-midi, les sapeurs-pompiers ont dû retourner sur les lieux en pleine nuit à la suite d’une reprise du feu.
Le premier sinistre s’était déclaré en début d’après-midi, avenue Joseph-Lesur. Alimentées par une végétation particulièrement sèche, les flammes avaient rapidement gagné des herbes et plusieurs pins. Environ 1,5 hectare avait alors été détruit, tandis qu’une zone de près de 10 hectares restait sous la menace. Au plus fort de l’intervention, 38 sapeurs-pompiers étaient engagés avec deux lances pour stopper la progression du feu. Celui-ci avait été fixé en début de soirée, avant le lancement d’importantes opérations de noyage destinées à éviter toute reprise.
Malgré ces efforts, de nouveaux foyers sont apparus vers 2 h 45 dans la nuit de samedi à dimanche, obligeant les secours à reprendre le combat contre les flammes. Cette nouvelle propagation a parcouru près de 2 hectares supplémentaires dans le massif dunaire, toujours avec un risque de propagation sur une dizaine d’hectares.
Le feu a finalement été fixé peu après 6 heures, mais les équipes restent mobilisées ce dimanche matin afin de noyer les derniers points chauds et d’écarter tout nouveau risque de reprise.
Les centres de secours de Boulogne-sur-Mer, Calais, Berck, Marquise, Montreuil, Étaples et Lillers ont été mobilisés, épaulés par des spécialistes des feux d’espaces naturels ainsi que des équipes de drones chargées de surveiller l’évolution de la situation.
