
Un adolescent de 17 ans est décédé à Marseille après avoir consommé du protoxyde d’azote lors d’une fête le week-end précédent. Pris en charge aux urgences puis sorti de l’hôpital, il a finalement été retrouvé en arrêt cardiorespiratoire à son domicile. Une enquête a été ouverte.
Un adolescent de 17 ans est décédé à Marseille, mardi 11 août, après avoir été retrouvé en arrêt cardiorespiratoire à son domicile.
Quelques jours auparavant, le jeune homme avait participé à une fête au cours de laquelle il aurait consommé du protoxyde d’azote, également appelé « gaz hilarant ».
IL AVAIT QUITTÉ L’HÔPITAL LA VEILLE
Après la soirée, son état de santé aurait nécessité une prise en charge aux urgences. Selon les premiers éléments rapportés, l’adolescent avait été hospitalisé dimanche avant de pouvoir regagner son domicile lundi.
À sa sortie de l’hôpital, il semblait aller mieux. Mais le lendemain, les secours ont été appelés à son domicile après la découverte du jeune homme en arrêt cardiorespiratoire.
Malgré les tentatives de réanimation, il n’a pas pu être sauvé.
LES CAUSES EXACTES DU DÉCÈS DOIVENT ÊTRE DÉTERMINÉES
Une enquête a été ouverte afin de déterminer les circonstances exactes de cette mort.
Une autopsie ainsi que des analyses toxicologiques doivent notamment permettre de déterminer les causes du décès et d’établir si la consommation de protoxyde d’azote a effectivement joué un rôle.
À ce stade, aucun lien de causalité définitif n’est établi entre la consommation du produit et le décès de l’adolescent. Les résultats des examens médico-légaux seront donc essentiels.
LE PROTOXYDE D’AZOTE INQUIÈTE
Le protoxyde d’azote est notamment utilisé dans le domaine médical et comme gaz propulseur dans certains produits alimentaires. Détourné à des fins récréatives, il est inhalé pour provoquer une sensation d’euphorie de courte durée.
Son usage peut toutefois entraîner des complications, notamment neurologiques et cardiovasculaires. Les risques sont particulièrement importants en cas de consommation répétée ou massive.
Le phénomène fait depuis plusieurs années l’objet d’alertes des autorités sanitaires et de mesures visant à limiter l’accès au produit, notamment chez les jeunes.
UNE ENQUÊTE POUR FAIRE LA LUMIÈRE SUR LE DRAME
La mort de cet adolescent de 17 ans relance les inquiétudes concernant la banalisation du « gaz hilarant » lors de soirées.
Les investigations doivent désormais permettre de comprendre précisément ce qui s’est passé entre sa consommation présumée de protoxyde d’azote, son passage aux urgences et son décès à domicile.
