
Le dossier des dauphins de Marineland revient à la case départ. Ce mardi 25 août 2026, le ZooParc de Beauval a officiellement annoncé l’abandon de son projet de centre d’accueil pour cétacés. Une décision qui relance une question particulièrement préoccupante : quelle solution reste-t-il désormais pour les dauphins de l’ancien parc d’Antibes ?
Le projet de Beauval devait constituer l’une des principales solutions françaises pour accueillir les dauphins concernés par la fermeture de Marineland. Après plusieurs mois d’études et de discussions, le parc du Loir-et-Cher a finalement décidé de renoncer.
Le projet représentait désormais un investissement estimé à environ 45 millions d’euros. Beauval évoque notamment les incertitudes juridiques et financières entourant le projet, ainsi que l’absence de garanties suffisantes concernant son financement.
ET MAINTENANT, QUE VONT DEVENIR LES DAUPHINS ?
C’est désormais toute la question.
Lorsque Marineland a fermé ses portes en janvier 2025, douze dauphins se trouvaient encore à Antibes.
En juillet dernier, huit d’entre eux ont été transférés vers le Selwo Marina de Benalmádena, près de Malaga, en Espagne.
Quatre dauphins restent donc actuellement à Antibes.
Le projet de Beauval devait notamment permettre d’offrir une solution durable en France. Son abandon change complètement la situation.
HUIT DAUPHINS DÉJÀ EN ESPAGNE
Les huit dauphins transférés en Espagne devaient initialement pouvoir bénéficier d’une solution durable dans le cadre du projet français.
Avec l’abandon de Beauval, leur avenir est lui aussi incertain.
Le directeur de Beauval s’est dit particulièrement inquiet pour le devenir des animaux et a évoqué le risque de voir certains dauphins orientés vers d’autres structures à l’étranger.
Une perspective fortement dénoncée par plusieurs associations de protection animale.
LES ASSOCIATIONS DEMANDENT UN SANCTUAIRE
Pour les associations opposées aux delphinariums, le transfert des dauphins vers d’autres parcs ne constitue pas une véritable solution.
Elles réclament la création de sanctuaires marins, permettant aux animaux de vivre dans un environnement beaucoup plus proche de leur milieu naturel, tout en bénéficiant d’un suivi humain.
Le problème est cependant complexe : les dauphins ayant vécu pendant de nombreuses années en captivité ne peuvent pas simplement être relâchés dans l’océan sans préparation ni accompagnement.
LE TEMPS PRESSE
La situation est d’autant plus urgente que la loi française prévoit la fin des spectacles de cétacés à partir du 1er décembre 2026.
La fermeture de Marineland devait donc marquer une nouvelle étape dans la fin de la captivité des cétacés en France.
Mais aujourd’hui, plusieurs questions restent sans réponse.
Où vont vivre les quatre dauphins encore présents à Antibes ? Que vont devenir les huit déjà transférés en Espagne ? Existe-t-il une véritable solution durable pour eux ?
Après la fermeture de Marineland et l’abandon du projet de Beauval, le gouvernement se retrouve désormais face à un véritable casse-tête.
Une chose est certaine : le dossier des dauphins de Marineland est loin d’être terminé.
