
L’Organisation météorologique mondiale tire la sonnette d’alarme. El Niño est désormais solidement installé dans le Pacifique et devrait continuer à se renforcer jusqu’à la fin de l’année. Ses conséquences pourraient se faire sentir dans de nombreuses régions du monde jusqu’en 2027.
El Niño change de dimension. Dans son dernier bulletin publié ce jeudi 3 septembre 2026, l’Organisation météorologique mondiale confirme que le phénomène climatique est désormais « fermement établi » et prévoit une nouvelle intensification dans les prochains mois.
Selon les dernières projections, El Niño pourrait atteindre une intensité très forte avant son pic vers la fin de l’année 2026. Le phénomène devrait également se maintenir jusqu’au début de l’année 2027.
DES EAUX DU PACIFIQUE ANORMALEMENT CHAUDES
À l’origine de cette situation : les températures exceptionnellement élevées de l’océan Pacifique tropical.
L’indice utilisé par les climatologues pour suivre El Niño a atteint environ +2 °C au-dessus des normales en juillet 2026. Les températures hebdomadaires ont ensuite continué à progresser, atteignant environ +2,2 à +2,6 °C entre la fin juillet et la mi-août.
Sous l’océan, certaines zones présentaient également des températures plus de 8 °C supérieures aux normales.
Des signaux qui témoignent d’un épisode particulièrement puissant.
VERS UN EL NIÑO PARMI LES PLUS PUISSANTS JAMAIS OBSERVÉS ?
Les prévisions américaines vont dans le même sens.
Les météorologues estiment que la probabilité qu’El Niño atteigne un niveau très fort durant l’automne et l’hiver 2026-2027 est particulièrement élevée.
Le phénomène pourrait atteindre son pic vers novembre ou décembre 2026.
Une intensité exceptionnelle pourrait alors avoir des conséquences importantes sur les régimes météorologiques de plusieurs régions du monde.
CHALEUR, SÉCHERESSES ET PLUIES EXTRÊMES
El Niño n’entraîne pas les mêmes conséquences partout dans le monde. Mais lorsqu’il est particulièrement intense, il peut fortement perturber les régimes habituels de températures et de précipitations.
Pour les prochains mois, les climatologues anticipent notamment une probabilité accrue de températures supérieures aux normales sur une grande partie des terres émergées.
Certaines régions pourraient également connaître davantage de précipitations, tandis que d’autres seront confrontées à un risque accru de sécheresse.
Les conséquences potentielles concernent notamment les inondations, les épisodes de chaleur extrême, les sécheresses et les perturbations agricoles.
L’OMBRE D’UNE ANNÉE 2027 TRÈS CHAUDE
Autre sujet de surveillance : l’impact d’El Niño sur les températures mondiales.
Les épisodes El Niño peuvent provoquer une hausse temporaire de la température moyenne mondiale.
Certains experts estiment que 2027 pourrait avoir le potentiel de devenir l’une des années les plus chaudes jamais enregistrées, notamment en raison de l’effet thermique qui peut suivre un épisode El Niño.
Cette perspective reste toutefois une projection et non une certitude.
UN PHÉNOMÈNE NATUREL DANS UN CLIMAT QUI SE RÉCHAUFFE
El Niño est un phénomène climatique naturel et n’est pas provoqué par le changement climatique.
En revanche, le réchauffement des océans et le réchauffement climatique général peuvent modifier le contexte dans lequel le phénomène se produit et amplifier certains de ses effets.
L’intensité d’El Niño ne permet toutefois pas de prédire automatiquement ce qui se passera dans chaque pays. Les conséquences dépendent notamment de la saison, de la région et d’autres phénomènes atmosphériques et océaniques.
LES PROCHAINS MOIS SERONT DÉCISIFS
Face à cette situation, les services météorologiques du monde entier renforcent leur surveillance.
L’objectif est d’anticiper les conséquences possibles sur l’agriculture, les ressources en eau, l’énergie, la santé et la gestion des catastrophes naturelles.
Une chose est désormais certaine : El Niño n’a pas terminé de faire parler de lui.
Le phénomène devrait continuer à se renforcer au cours de l’automne, atteindre son maximum vers la fin de 2026 et continuer à influencer le climat mondial durant une partie de l’année 2027.
Les prochains mois seront donc particulièrement surveillés par les climatologues.
