
La rentrée est particulièrement difficile pour les automobilistes. Après plusieurs semaines d’accalmie, les prix des carburants repartent fortement à la hausse en France. Ce lundi 14 septembre, le gazole dépasse désormais les 2,30 euros le litre en moyenne, tandis que l’essence reste au-dessus des 2 euros. Une nouvelle flambée qui fait craindre une facture toujours plus lourde pour les ménages.
Le répit aura été de courte durée. Dans les stations-service françaises, les prix remontent rapidement depuis plusieurs jours.
Selon les dernières données disponibles ce lundi 14 septembre, le gazole s’affiche autour de 2,31 euro le litre en moyenne nationale. Le SP95-E10 atteint environ 2,12 à 2,14 euros le litre, tandis que le SP95 se situe autour de 2,18 euro et le SP98 autour de 2,24 euro.
Et la tendance est clairement orientée à la hausse.
PLUS DE 10 CENTIMES DE HAUSSE POUR LE GAZOLE EN UN MOIS
Le gazole est particulièrement surveillé. En l’espace d’une semaine, son prix moyen a progressé d’environ 12 centimes par litre selon les données actualisées ce lundi. Sur un mois, la hausse dépasse désormais 10 centimes par litre.
Pour le SP95, la progression est encore plus spectaculaire sur sept jours : certaines données font état d’une hausse d’environ 17 centimes par litre.
Pour un plein de 50 litres, quelques centimes supplémentaires par litre représentent rapidement plusieurs euros de différence. Pour les automobilistes qui utilisent leur véhicule quotidiennement, notamment pour aller travailler, la facture mensuelle peut donc grimper sensiblement.
POURQUOI LES PRIX FLAMBENT-ILS ?
Cette nouvelle hausse est principalement liée à la situation du marché pétrolier international.
Les tensions géopolitiques au Moyen-Orient continuent de perturber les marchés et alimentent les inquiétudes concernant l’approvisionnement mondial en pétrole. Le prix du baril de Brent a franchi la barre symbolique des 100 dollars, faisant mécaniquement pression sur les prix des carburants.
La situation est également compliquée par les difficultés concernant le transport maritime du pétrole et les inquiétudes autour de certaines infrastructures énergétiques.
Or, entre le moment où le pétrole est acheté et celui où il arrive dans les stations-service françaises, plusieurs étapes sont nécessaires. Les évolutions internationales finissent donc par se répercuter sur le prix payé par les consommateurs.
LES AUTOMOBILISTES À NOUVEAU INQUIETS
Dans ce contexte, la crainte d’une nouvelle crise du carburant refait surface.
Les automobilistes qui avaient déjà subi les précédentes flambées des prix voient désormais leur budget transport repartir à la hausse.
La situation est particulièrement préoccupante pour les habitants des zones rurales et périurbaines, qui disposent souvent de peu d’alternatives à la voiture pour se rendre au travail, faire leurs courses ou accéder aux services publics.
La hausse des carburants pourrait également avoir des conséquences indirectes sur les prix de nombreux produits. Une augmentation du coût du transport peut en effet peser sur les entreprises de livraison, les transporteurs et, à terme, sur certaines marchandises.
DES ÉCARTS IMPORTANTS ENTRE LES STATIONS
Tous les automobilistes ne paient cependant pas le même prix.
Les tarifs peuvent varier fortement d’une station à l’autre, parfois de plusieurs dizaines de centimes par litre. Les stations situées sur les autoroutes restent généralement parmi les plus chères, tandis que certaines stations de grande distribution peuvent proposer des tarifs plus compétitifs.
Le site officiel du gouvernement permet d’ailleurs de consulter les prix déclarés par les stations-service et leur état d’approvisionnement.
Dans certaines stations relevées ces dernières heures, le gazole dépasse déjà largement la moyenne nationale, tandis que d’autres affichent des tarifs sensiblement inférieurs.
LA HAUSSE VA-T-ELLE CONTINUER ?
C’est la grande question de cette rentrée.
Si les tensions internationales persistent et que le pétrole reste durablement au-dessus des 100 dollars le baril, les prix à la pompe pourraient continuer à progresser dans les prochaines semaines.
À l’inverse, une accalmie sur les marchés pétroliers pourrait permettre aux prix de se stabiliser, voire de repartir à la baisse.
Mais pour l’instant, le signal envoyé aux automobilistes est mauvais : la tendance est nettement à la hausse.
Après plusieurs mois de variations importantes, les Français doivent donc de nouveau surveiller leur budget carburant.
Et à plus de 2,30 euros le litre de gazole en moyenne ce lundi, faire le plein devient une nouvelle fois une dépense particulièrement lourde pour des millions d’automobilistes.
