
Cinq ans et demi après la disparition de Delphine Jubillar, l’affaire connaît un rebondissement majeur. Ce jeudi 16 juillet, des ossements ont été découverts dans le Tarn, lors des recherches menées par les gendarmes sur les indications de Cédric Jubillar, qui a récemment reconnu être à l’origine de la mort de son épouse.
Les fouilles ont débuté tôt dans la matinée dans un secteur rural situé entre Villeneuve-sur-Vère et Mailhoc, à une dizaine de kilomètres de Cagnac-les-Mines, où vivait le couple. Un important périmètre de sécurité a été mis en place, avec la mobilisation de nombreux enquêteurs, techniciens en identification criminelle et spécialistes de la gendarmerie.
Extrait de la maison d’arrêt de Seysses, où il est incarcéré, Cédric Jubillar a été conduit sur place afin d’indiquer précisément l’endroit où il affirmait avoir abandonné le corps de Delphine. Accompagné de ses avocats, il a fourni des indications jugées suffisamment précises pour permettre aux enquêteurs de concentrer leurs recherches dans cette zone isolée.
Au cours des fouilles, les gendarmes ont mis au jour des ossements qui pourraient être d’origine humaine. Selon le procureur général de la cour d’appel de Toulouse, ces restes ont été retrouvés à l’endroit désigné par Cédric Jubillar. La découverte a immédiatement entraîné l’interruption des recherches afin de préserver la scène et de permettre les premières constatations scientifiques.
Les ossements vont désormais être examinés par les experts de l’Institut de recherche criminelle de la gendarmerie nationale (IRCGN). Des analyses anthropologiques et génétiques seront réalisées afin de déterminer s’ils appartiennent bien à Delphine Jubillar. À ce stade, aucune identification officielle n’a encore été confirmée et les autorités appellent à la plus grande prudence.
Cette découverte intervient quelques jours après un spectaculaire changement de stratégie de Cédric Jubillar. Après avoir toujours nié les faits depuis la disparition de son épouse dans la nuit du 15 au 16 décembre 2020, il a reconnu sa responsabilité dans sa mort avant de confirmer ces aveux devant la justice mercredi. Ces déclarations pourraient désormais bouleverser la suite de la procédure judiciaire.
Delphine Jubillar, infirmière de 33 ans et mère de deux enfants, avait disparu sans laisser de trace alors que le couple était en instance de séparation. Malgré des années d’investigations, de multiples battues et de nombreuses expertises, son corps n’avait jamais été retrouvé.
Si les analyses confirment que les ossements retrouvés sont bien ceux de Delphine Jubillar, cette découverte constituerait l’un des tournants les plus importants de cette affaire criminelle qui passionne la France depuis près de six ans. Les résultats des expertises sont désormais très attendus et pourraient permettre de lever une partie du mystère qui entoure cette disparition.
