MORT D’ÉMILE : LES 106 PRÉLÈVEMENTS ADN N’ONT DONNÉ AUCUNE CORRESPONDANCE, LE MYSTÈRE RESTE ENTIER

Plus de trois ans après la disparition du petit Émile Soleil au Haut-Vernet, dans les Alpes-de-Haute-Provence, l’enquête connaît un nouveau rebondissement. Les résultats de la vaste campagne de prélèvements ADN menée auprès de 106 personnes n’ont permis d’identifier aucun des profils génétiques inconnus retrouvés sur les vêtements de l’enfant.

Le 8 juillet 2023, Émile, alors âgé de deux ans et demi, disparaissait alors qu’il se trouvait chez ses grands-parents au Haut-Vernet. Après plusieurs mois de recherches, une randonneuse découvrait en mars 2024 le crâne de l’enfant, puis plusieurs ossements et certains de ses vêtements à proximité.

Depuis, les enquêteurs tentent notamment de déterminer si une personne ayant été en contact avec Émile ou avec son corps a pu laisser une trace génétique sur ses effets personnels.

106 PROFILS ADN PASSÉS AU CRIBLE

Au printemps 2026, les juges d’instruction ont ordonné une vaste campagne de prélèvements. Au total, 106 personnes ont fourni leur ADN : habitants du Haut-Vernet, vacanciers, résidents secondaires, promeneurs ou personnes de passage présentes dans le secteur au moment de la disparition.

L’objectif était de comparer ces profils avec les traces génétiques inconnues retrouvées sur certains vêtements et chaussures appartenant à Émile.

Mais les résultats ne permettent pas de faire progresser cette piste : aucun des 106 profils ne correspond aux traces ADN recherchées.

DES TRACES ADN QUI RESTENT INEXPLIQUÉES

La découverte de traces génétiques étrangères à la famille sur les effets personnels du garçon constitue l’un des éléments importants du dossier.

Les enquêteurs espéraient que la campagne de prélèvements permettrait d’identifier leur propriétaire. Cette hypothèse n’est donc pas confirmée à ce stade.

L’absence de correspondance ne signifie toutefois pas que ces traces sont sans intérêt. Elle signifie simplement que la campagne menée auprès des 106 personnes n’a pas permis d’en identifier l’origine.

Les enquêteurs doivent notamment déterminer dans quelles circonstances ces traces ont pu être déposées sur les vêtements de l’enfant.

LA PISTE INTRAFAMILIALE TOUJOURS EXAMINÉE

La piste intrafamiliale continue également d’être examinée dans le cadre de l’instruction.

Cette piste ne signifie évidemment pas qu’un membre de la famille est responsable de la mort d’Émile. Aucune responsabilité n’a été établie à ce stade et aucune conclusion définitive ne peut être tirée de ces éléments.

Les proches de l’enfant avaient déjà fait l’objet de prélèvements génétiques dans le cadre de l’enquête.

DES INDICES MATÉRIELS QUI INTERROGENT

Les expertises réalisées sur les vêtements et les ossements d’Émile ont également permis de relever différents éléments matériels.

Des traces liées à des animaux, notamment des puces de volailles et des excréments de chauve-souris, ainsi que des fragments de ficelle ont notamment été examinés.

Ces découvertes pourraient conduire les enquêteurs à s’intéresser à certains endroits susceptibles d’avoir été en contact avec les vêtements ou les restes de l’enfant. Mais aucun de ces éléments ne permet à lui seul de déterminer les circonstances exactes de sa mort.

Les expertises médico-légales ont également mis en évidence des lésions importantes, alimentant les interrogations sur les circonstances dans lesquelles Émile a trouvé la mort.

PLUS DE TROIS ANS APRÈS, LE MYSTÈRE DEMEURE

La campagne de prélèvements ADN constituait une étape importante pour les enquêteurs. Elle n’a finalement pas permis d’identifier l’origine des traces retrouvées sur les vêtements de l’enfant.

Pour autant, l’enquête se poursuit.

Les juges d’instruction disposent désormais de ces nouveaux résultats et peuvent décider de procéder à d’autres expertises ou auditions afin de tenter de comprendre ce qui s’est passé le 8 juillet 2023.

Plus de trois ans après la disparition d’Émile, une question demeure toujours au cœur du dossier :

QUE S’EST-IL RÉELLEMENT PASSÉ AU HAUT-VERNET ?

Pour l’heure, les 106 prélèvements ADN n’ont pas permis de lever le mystère. Les traces retrouvées sur les vêtements de l’enfant restent inexpliquées et les circonstances précises de sa mort demeurent au centre des investigations.

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