VAUCLUSE : UNE MÈRE DE FAMILLE RETROUVÉE MORTE CHEZ ELLE, SON EX-COMPAGNON MIS EN EXAMEN POUR MEURTRE

Une femme de 35 ans a été retrouvée morte jeudi 6 août à son domicile de Bollène, dans le Vaucluse. Elle présentait de nombreuses blessures au niveau du crâne. Son ex-compagnon, déjà sous contrôle judiciaire pour des violences commises à son encontre, a été interpellé puis mis en examen pour meurtre par conjoint et détention d’armes.

Le drame s’est noué jeudi soir à Bollène, dans le Vaucluse. Katerina, âgée de 35 ans, a été retrouvée sans vie à son domicile. Selon le procureur d’Avignon, la victime présentait de nombreuses blessures au niveau du crâne, dont certaines pourraient avoir été causées par un objet tranchant.

Face à la violence des faits et à l’absence des deux enfants de la victime, âgés de 8 et 3 ans, le GIGN d’Orange a été mobilisé. Les militaires ont finalement retrouvé les enfants au domicile du principal suspect, où celui-ci se trouvait également. Les deux enfants ont depuis été placés auprès de l’aide sociale à l’enfance.

Son ex-compagnon était déjà poursuivi pour violences

Le principal suspect, Mojmir Gargulak, âgé de 54 ans, était l’ancien compagnon de Katerina. Le couple, originaire de Tchéquie, avait vécu ensemble pendant environ quinze ans avant de se séparer en juin dernier.

Quelques semaines avant le drame, l’homme avait été placé en garde à vue après des violences commises sur son ancienne compagne. Il avait ensuite été placé sous contrôle judiciaire, avec notamment l’interdiction d’entrer en contact ou de s’approcher de la victime. Il devait comparaître en novembre devant le tribunal correctionnel de Carpentras pour ces faits.

Une amie de Katerina raconte avoir découvert son état après cette agression.

« Elle m’ouvre la porte, elle était pleine de bleus sur tout le visage, toute gonflée, surtout les bras », témoigne-t-elle. Selon cette proche, Katerina lui avait alors raconté avoir été violemment frappée par son compagnon. La scène aurait pris fin après l’intervention de leurs enfants, qui auraient demandé à leur père d’arrêter.

Après cette agression, la victime avait également confié à son entourage que son ex-compagnon continuait de la harceler.

Un « téléphone grave danger » lui avait été remis

Des mesures de protection avaient été mises en place à la suite des violences. Outre l’interdiction faite à son ex-compagnon de l’approcher, Katerina bénéficiait notamment d’un téléphone « grave danger », dispositif permettant à une victime particulièrement menacée d’alerter rapidement les forces de l’ordre.

Une question demeure désormais au cœur de l’enquête : Katerina a-t-elle eu le temps ou la possibilité d’utiliser ce dispositif au moment du drame ?

Le parquet devra notamment déterminer les circonstances précises du décès et établir la chronologie des faits.

Mis en examen pour meurtre par conjoint

Interpellé jeudi soir à son domicile, Mojmir Gargulak a été placé en garde à vue avant d’être présenté à la justice. Il a été mis en examen pour meurtre par conjoint et détention d’armes.

Une autopsie a été ordonnée afin de préciser les causes exactes de la mort et d’apporter davantage d’éléments aux enquêteurs.

L’enquête se poursuit désormais pour comprendre les circonstances de ce drame et déterminer précisément le déroulement des dernières heures de Katerina.

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