
Le procès très attendu des streamers Owen Cenazandotti, connu sous le pseudonyme « Naruto », et Safine Hamadi s’ouvre ce lundi 6 juillet devant le tribunal correctionnel de Nice. Les deux hommes sont poursuivis pour plusieurs infractions, notamment des violences en réunion, abus de faiblesse, diffusion d’images violentes et provocation à la haine, dans une affaire qui avait profondément marqué le monde du streaming.
Ce procès ne porte pas directement sur la mort de Raphaël Graven, plus connu sous le nom de Jean Pormanove, décédé en août 2025 lors d’un live diffusé sur la plateforme Kick. Les expertises médicales avaient conclu que son décès n’était pas lié à l’intervention d’un tiers. En revanche, la justice examine les violences et humiliations qu’il aurait subies durant les mois précédant sa mort, aux côtés de deux autres victimes présumées.
L’enquête avait été ouverte après la diffusion de vidéos montrant Jean Pormanove insulté, frappé, tiré par les cheveux, visé par des tirs de paintball ou encore soumis à diverses humiliations en direct devant des milliers de spectateurs. Les enquêteurs s’intéressent également à des faits impliquant une autre personne vulnérable ainsi qu’un mineur apparaissant dans certaines séquences.
Lors de leur précédente garde à vue, les deux streamers avaient assuré que ces scènes étaient mises en scène avec l’accord des participants afin de divertir le public et générer des revenus grâce aux dons des internautes. Les investigations ont toutefois mis en lumière des sommes importantes perçues grâce à ces diffusions en direct, alimentant les interrogations sur l’exploitation de personnes vulnérables.
L’affaire Jean Pormanove a provoqué une vive émotion en France et relancé le débat sur les dérives de certaines plateformes de streaming, la responsabilité des créateurs de contenus et la protection des personnes vulnérables exposées en ligne. Parallèlement à ce procès, une autre enquête judiciaire se poursuit afin d’examiner le rôle de la plateforme Kick dans cette affaire.
