
L’affaire Lyhanna continue de provoquer une onde de choc dans toute la France. Ce mardi 9 juin, la mère d’une fillette de 11 ans qui avait dénoncé des viols attribués à Jérôme Barella dès l’été 2025 a annoncé le dépôt de plusieurs plaintes visant l’État, des magistrats, des enquêteurs et le ministre de la Justice, Gérald Darmanin.
Selon son avocat, la famille estime que de graves défaillances ont marqué le traitement de la plainte déposée en août 2025. La jeune victime avait été entendue par les enquêteurs quelques jours après son signalement, mais Jérôme Barella n’aurait jamais été interpellé ni même entendu dans ce dossier avant son arrestation dans l’affaire Lyhanna.
La procédure engagée vise notamment l’État pour « faute lourde » dans le fonctionnement du service public de la justice. Des plaintes pénales doivent également être déposées pour « mise en danger de la vie d’autrui » et « non-assistance à personne en danger » contre plusieurs acteurs du dossier. L’avocat de la famille annonce également saisir la Cour de justice de la République afin de viser Gérald Darmanin pour ces mêmes infractions présumées.
Très émue, la mère de la fillette a dénoncé ce qu’elle considère comme une absence de réaction des autorités malgré ses nombreuses démarches. Elle affirme avoir régulièrement sollicité des informations sur l’avancement de la procédure, sans résultat concret pendant plusieurs mois.
Cette nouvelle action judiciaire intervient alors que les révélations se multiplient autour du parcours de Jérôme Barella. Depuis son placement en détention, plusieurs nouvelles plaintes et signalements ont émergé, tandis qu’une inspection administrative a été lancée afin d’examiner les éventuels dysfonctionnements ayant permis à ce dossier de ne pas être traité plus rapidement.
Parallèlement, la pression politique s’intensifie. Une minute de silence a été observée à l’Assemblée nationale en hommage à Lyhanna et plusieurs rassemblements ont eu lieu partout en France pour réclamer des réponses. De nombreux manifestants dénoncent un échec des institutions chargées de protéger les mineurs et demandent que toute la lumière soit faite sur les décisions prises avant le drame.
Alors que l’émotion reste immense dans le pays, cette nouvelle plainte pourrait marquer un tournant majeur dans l’affaire. Au-delà de la responsabilité individuelle de Jérôme Barella, c’est désormais le fonctionnement même de la chaîne judiciaire qui se retrouve au cœur des interrogations. Les prochaines semaines pourraient être déterminantes pour établir les éventuelles responsabilités et comprendre comment plusieurs alertes ont pu rester sans réponse pendant de longs mois.
